Les événements en Bretagne et la tempête médiatique qui les entourent nécessitent plus que jamais une mise au point pour éviter les amalgames.
Sur fond de licenciement de masse et de crise économique, certains acteurs économiques bretons, notamment le patronat, souhaite profiter de la détresse des salariés pour obtenir du gouvernement de nouveaux avantages fiscaux et sociaux.
La vérité doit être rétablie. D’une part se sont bien les salariés qui paient le plus lourd tribu en perdant massivement leurs emplois et donc leurs moyens de subsistance dans une région déjà sinistrée. Rien à comparer avec une éventuelle baisse des profits liée à une pression fiscale trop forte.
Le patronat breton tente, comme le fait le reste du patronat français d’ailleurs, d’utiliser le chantage à l’emploi pour une fois de plus justifier son appétit financier sans limite. Mais la fin de l’histoire nous la connaissons bien pour ne l’avoir que trop vue dans l’industrie. Après s’être gavés d’argent public, spoliant au passage les salaires différées destinés à financer nos retraites et notre sécurité sociale, les mêmes employeurs n’hésiteront pas d’ici peu de temps à délocaliser pour continuer leur course folle à plus de profit.
Alors pour la CGT le message doit être clair : c’est bien les emplois de nos camarades salariés que nous défendons et à ce titre ne pouvons partager les mobilisations du patronat qui a fait de la baisse du coût du travail (et donc de nos salaires) son cheval de bataille.
Je vous invite pour plus d’information à lire le communiqué de la CGT Bretagne en cliquant ici : communiqué régional CGT Bretagne
